Application mobile pour ton entreprise : dans quels cas ça se justifie Quand une entreprise m'appelle pour « une application mobile », dans la majorité des cas ce n'est pas d'une application mobile qu'elle a besoin. C'est d'un outil. Et la différence entre les deux décide de ton budget, de ton délai et de ce que tu auras vraiment entre les mains.
Je m'appelle Noé Calmes, je conçois des applications mobiles et web pensées pour rapporter. J'ai publié plus de 20 applications. Voici une réponse franche à la question, avec les quatre cas où le mobile se justifie, et ce qu'il faut faire sinon.
La bonne question : qui va s'en servir, et où
Personne ne te la pose, et c'est pourtant elle qui tranche. Pas ton budget, pas la mode, pas ce que fait ton concurrent.
Une application d'entreprise sert à trois types de personnes : tes équipes, tes clients professionnels, ou le grand public. Et chacune de ces personnes utilise l'outil quelque part : debout sur un chantier, assise devant un écran, dans la file d'attente d'un commerce.
Un outil que des gens utilisent assis devant un écran, plusieurs heures par jour, avec des comptes, des droits différents et des données à gérer, c'est une application web . Elle s'ouvre dans un navigateur, on s'y connecte, on y travaille. Un logiciel de facturation en ligne, un outil de planning d'équipe, l'espace professionnel des impôts : ce sont des applications web. Tu t'y connectes, tu y travailles, et tu n'as jamais eu à les installer.
Ce n'est pas un site
Une application web n'est pas un site vitrine. Le site présente ton activité à des inconnus. L'application sert à des gens qui ont un compte chez toi : tes équipes, tes clients, tes partenaires. Confondre les deux coûte cher dans les deux sens : on finit soit avec une vitrine qui ne fait rien, soit avec une application mobile pour des gens qui ne la sortiront jamais de leur poche.
Les quatre cas où le mobile se justifie
Il suffit d'un seul. Et si aucun ne s'applique, ça ne veut pas dire que tu n'as pas besoin d'une application : ça veut dire qu'elle n'a pas besoin d'être sur un téléphone.
Tes utilisateurs sont debout, dehors, en déplacement. Un technicien en intervention, un livreur, un commercial en visite, un agent qui fait des rondes. Ils ont un téléphone dans la main et pas d'ordinateur. Là, le mobile n'est pas un confort, c'est le support qui suit leur journée.
Tu as besoin d'aller les chercher. Si ton service vit du fait que les gens reviennent, et qu'ils n'y penseront pas seuls, il te faut la notification. C'est le cas d'une salle de sport avec ses adhérents, d'un service de réservation, d'un programme d'accompagnement. Une application web attend qu'on vienne la chercher. Une application mobile fait le premier pas.
Il faut le téléphone lui-même. Prendre une photo sur un chantier, relever une position, scanner un code, travailler sans réseau dans une cave ou un entrepôt. Ces quatre choses demandent l'appareil, pas juste un écran.
Tes clients sont le grand public, et tu veux être dans leur poche. Être sur l'App Store et Google Play, c'est une porte d'entrée ouverte en permanence et un paiement en deux taps. Le store prend sa commission, mais c'est lui qui t'amène du monde et qui encaisse sans que personne ait à saisir une carte. Pour du grand public, ce loyer vaut le coup.
Regarde ton projet avec ces quatre questions. Si aucune ne s'applique, continue, la suite te concerne directement.
Si aucun des quatre ne s'applique
Alors ton entreprise a besoin d'une application web, et c'est une bonne nouvelle, pour trois raisons concrètes.
Elle se met en ligne le jour où tu veux. Pas de compte développeur à ouvrir, pas de validation d'Apple à attendre, pas de calendrier de mise à jour imposé par un store. À périmètre égal, c'est souvent deux à trois semaines de gagnées.
Personne n'a rien à installer. Tu envoies une adresse et un identifiant. Ton équipe est équipée le matin même, ton client aussi.
Aucun store ne prélève de commission. Sur un abonnement mobile, après la TVA et la commission du store, il te reste environ 70 %. Sur le même abonnement encaissé en web, après la TVA et les frais bancaires, environ 78 %. Si ton application fait payer quelqu'un, l'écart se voit tous les mois.
Et le prix, dans tout ça ? Ce qui fait le montant d'une application, c'est son périmètre : le nombre d'écrans, les profils qui se connectent, les paiements, l'espace d'administration. C'est ce périmètre qu'on cadre ensemble avant le devis, et les ordres de grandeur sont un peu plus bas.
Le cas où il faut les deux
Il est fréquent dans les entreprises qui vendent au grand public, et il se reconnaît vite : tes clients sont sur leur téléphone, et toi tu as besoin d'un espace d'administration pour piloter, facturer, suivre.
La salle de sport en est un exemple net : les adhérents réservent et reçoivent leurs rappels sur mobile, le gérant gère les plannings et les abonnements depuis un écran. J'ai détaillé ce cas dans l'application mobile pour salle de sport .
Dans ce cas, on ne lance pas les deux d'un coup. On commence par le support qui porte la valeur immédiate, et on ajoute l'autre une fois que le premier tourne. Tu évites ainsi deux chantiers menés à moitié en même temps, et le premier support te dit ce que le second doit contenir.
Le signal qui ne trompe pas
Si en décrivant ton projet tu dis « mes clients » et « mon équipe » dans la même phrase, tu as probablement deux supports devant toi. La question devient : lequel en premier.
Ce que ça coûte, et en combien de temps
Voici les ordres de grandeur, par périmètre.
45 jours
en moyenne pour une application, du cadrage à la mise en ligne. Une plateforme plus lourde se compte en mois, et son délai est fixé dans le devis.
Le détail de ce qui fait monter ou descendre un devis est dans le prix d'une application mobile , et il vaut pour une application web.
Par où commencer
Trois étapes, aucune ne demande d'engager un budget.
Écris en deux lignes qui va s'en servir, et où. « Mes trois techniciens, sur les chantiers. » « Mes clients, chez eux, le soir. » « Mon assistante, au bureau. » Tout découle de ces deux lignes.
Vérifie que tu as besoin d'une application tout court. Le test en sept questions le dit en deux minutes.
Passe les quatre cas en revue. Un seul suffit pour le mobile. Aucun, et c'est une application web. Tes clients d'un côté et ton équipe de l'autre, et c'est une question d'ordre. Le test application ou site web tranche en six questions.
Pour choisir à qui confier le projet une fois le support décidé, comment choisir son expert donne les questions à poser. Et si tu veux que je tranche sur ton cas précis, l'audit gratuit prend deux minutes, et le support est la première chose que je te dis.
À lire aussi :
← Retour au blog Accueil · Concevoir une application qui rapporte · Ma méthode · Blog · Tester ton idée · FAQ